première quinzaine de septembre 2016 : bribes

lumière spéciale des apparitions, à la lisière de l’irréalité

le rivage, les déroutes d’un enfant à la recherche sauvage de l’éclat inédit de l’amour

l’enfant dans le chaos de la conquête

ciel boueux où rôde l’étoile jouissive

no man’s land de devenir, espace mouvant chaque jour. acrobatie préparerait à un avenir de libérations

frissons funambules, seins, comme rive, font chavirer

toile de départ d’un parcours. réveil. compose un monde de beauté. poussées de couleurs. fable en quête. souffle nomade dans l’autrement

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la fraîcheur *6

la fraîcheur ne connaît pas les efforts

court vers le contact nouveau, invite tous les autres contacts, multiplie les départs pour des carrefours aigus, graves, vifs, lents, spontanés, mesurés

court le sourire aux lèvres, secondée par le vent, dans la lourde fatigue des jours et des jours

coule, ravive ses reprises de souffle

coule comme des larmes de joie qui goûtent chaque grain de la peau avant que vivre cesse

jamais sûre de rien

pas à pas, pour mieux ressentir monter la jouissance

fraîcheur venue fendre, venu pour repartir

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août 2016 : bribes

un élan s’exerce en colorant chaque instant

l’eau ondulante, comme un lézard redevenu lui-même se métamorphose

au foyer de demandeurs d’asile, rouleau insoutenable de tristesse ; rôdent tant bien que mal les désirs

comme une houle, son frémissement frêle s’articule à la magie

voir s’esquisser la vie, en partage de leur désir

brume tissée par les valses des morts

le train des pauvres disparaissait vers la fluidité d’un avenir de partage et de justice

on dirait la naissance, qui unit l’interrogation et la révolution

elle va sur cet âpre horizon d’une terre où puise l’élan

le tournant d’accueillir le monde

cœurs comme deux forces motrices

épreuve, égarement, improviste, appel, recherche

enfant dessine des sables mouvants

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la fraîcheur *5

dévêtue des hier

où la détresse veille

la fraîcheur a le corps vif de l’ardeur

des saveurs s’offrent le matin

le jour incertain s’étend à perte de vue

vers d’autres frissons, promenades

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la fraîcheur *4

le cou tendu vers elle, patient, douloureux à force de l’attendre et de pouvoir la sentir vraiment

la fraîcheur recherchée du petit fil d’air, seul, rare et mince

comme si elle venait de l’infini

réduite à si peu

dans le long pays de la chaleur moite, envahissante, sauvage, dominatrice

qui l’engloutirait de sa force de dragon toujours en avance

imprécise, semblable à un vestige, mais qui produit ce pour quoi elle est

fraîcheur qui ne s’affole pas

qui accomplit son geste contre l’asphyxie

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la fraîcheur *3

la fraîcheur de la première fois où l’on sèche

brouillon des bravades à venir

commencée par le mur enjambé

puis la course effrénée vers les chemins autres

accélération, douceur

le souffle court et le large sourire

le cœur battant plus fort, insufflant une énergie victorieuse

le temps en expansion glissant

les multiples issues frappant à la porte intérieure

grande ouverte fraîcheur

les merveilleux nuages filent aussi

pour d’autres tours de ciel

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la fraîcheur *2

elle est là sous la surface miroitante, lorsque tu entres dans l’océan et que ton corps la traverse, pour te mêler à elle, solide, prête à t’accueillir

mais ne compte pas sur elle pour la moindre concession, elle t’entoure de tout son océanique être énigmatique

qui pourrait t’engloutir

tu te décides à en apprivoiser les bienfaits, à la regarder, à t’éloigner, à revenir vers elle, comme avant une danse, à jouer avec le temps, pour que la distance qui vous séparait se dilue d’elle-même

tu observes de très près les infimes infinis mouvements de sa peau brillante, tu sens sur la tienne les subites ou subtiles circulations de fraîcheur

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la fraîcheur

alors que la nuit persiste encore pour quelques minutes, à côté de moi qui suis éveillé, qui observe, qui attend, la fraîcheur sommeille

pas tout à fait prête, comme si elle portait un masque, pour détourner d’elle mon attention

sa respiration naviguerait sur des vagues souples, des gouttelettes éclabousseraient sa peau nue, effaçant, l’air de rien, toute trace de torpeur nocturne

son visage de petit miracle s’allumant, son corps agile s’insinuant en moi qui la sens vibrer

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deuxième quinzaine de juillet 2016 : bribes

les péripéties insignifiantes du conformisme, imbu de lui-même, insoluble

tu découvres ses rêves d’une vigueur oubliée. une sculpture du ravissement. dans les gares et le silence des rues désertes, vers les volcans, sur les quais : éclairs du monde intérieur

morts. blessure dont je ne suis pas séparé

ses tourbillons dans le silence pour atteindre le mûrissement

désaccordé, dans la grisaille et l’isolement. périls, mais approcher des forces actives. invite à penser, grand pays

puise la couleur, la transparence, la souplesse, une vie de simplicité

histoire d’une saisie bien difficile, l’éclosion des secrets des désirs

élan de souplesse, mais tranchante

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première quinzaine de juillet 2016 : bribes

talent : exemple précieux. poursuivre, tremblant. inventer la silhouette découverte

piste elle-même égarée dans des continents de chimères. incursion des bribes à émettre

l’errance coulait, en équilibre instable, parfumé, sans cesse surprenant. désaffectée pour apercevoir

irruption en la douceur, comme neige qui se fait jour

il cherche l’enthousiasme et la facétie de la question, comme riposte à un destin affirmé, linéaire. composée dans les lointains et la vivacité

jeter nos habitudes doctrinaires

puiser essayait de provoquer, attirait la vie

l’aisance enchantée d’un air heureux

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