danse

façonnant
à côté d’un lit défait
un moment de chaleur

au son de musiques faites pour
en appétit de mouvement
te déhancher
depuis des mois
que tu resplendisses

je t’écris et je t’attends

devant un mur troué d’éclairages et des balcons noirs
dans un recoin à peine éclairé
d’où surgissent des branches
ou des cordes, des guirlandes, des chaînes d’or
fenêtres ouvertes

où tu danses

je te regarde danser et je pourrai le faire
presque une éternité
étamine étonnée entraînée
tes bras font circuler un air tout neuf
m’entourent
l’air de rien
monte, descend, s’élève, dessine, un fil excitant
j’en frissonne parfois
sans cesse
une embardée douce me sidère
éveillant la nuit

tu recrées des sentiments
avec des idées de corps

et danse

quelque chose de très simple
l’accalmie de quelque chose

(où serais-je échoué sinon ?)

un beau matin bleu clair,
une terrasse ouverte devant les mers,
pieds nus sur un tapis doux immense,
le chaud après le froid,
le cours de la vie

tu t’arrêtes,
comme le soleil se couche,
orange de chair
feuillage de chair persistant

à la prochaine danse

les fenêtres ouvertes
la ritournelle promise
la vie n’est pas toujours petite

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