au matin

dans la nuit des lampadaires qui s’estompe, les branches des arbres perdent leur reflet jaune doré,
dans un dernier ronflement, elle va disparaître,
le cours des jours passés, dilué dans le noir, menace, et son poids de barrage âcre, et les impressions fortes toujours distinctes,
dans les veines, les ressources pour le combat émergent, petites comme des ruisseaux,
dans un état incertain,
puis enflent,
relancent,
les premiers pas descendent rejoindre, si elle veut bien, la franchise du matin,
la respiration prend corps,
dehors franchi, le froid griffe ma peau, réveille de la vivacité,
j’avale la brume qui flotte,
je jette un oeil aux couleurs, aux peintures à venir

Ce contenu a été publié dans frayer neuf. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *