ce matin (98- dimanche 1er juin 2014)

ce matin, son thé est très bon. son pied a enflé depuis hier soir, mais il peut marcher à peu près normalement. tout le monde dort dans la maison. il lit. une vieille coccinelle qui claudique sur le canapé blanc se retrouve un peu après sur son épaule et se promène tranquillement sur son bras. il la regarde. son élytre côté droit est abîmé, comme brûlé. il a toujours aimé les coccinelles, le nom qu’elles portent, la couleur des élytres (rouge et jaune également) et le moment où, pour s’envoler, ils s’ouvrent pour laisser les ailes se déployer. c’est joli, une coccinelle. il se demande à quoi elle pense. si elle a un chemin. lorsqu’il était enfant, la coccinelle n’était pas le genre d’animal qu’il avait envie d’écraser. il écrit. il se dit que le moment de ne plus écrire sur le matin pourrait bien être imminent. trop légère, il ne s’aperçoit pas du moment où la coccinelle quitte son bras. il songe. maintenant il

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