chroniques du virus (2)

Les oiseaux volent et chantent encore. Le vent a une petite mine, en revanche. Couverait-il quelque chose ? Lisez, assène le chef (mais en temps de guerre, on combat plutôt, non ?). Quelqu’un aurait-il omis de lui glisser que les librairies et les bibliothèques sont fermées, car ce sont des commerces «non essentiels à la vie de la nation» ? Ça ne nous facilite pas la tâche. Surtout, une occasion inespérée vient sans doute d’être manquée. Rendez-vous compte ! Lire est essentiel, ouvrez les portes de toutes les librairies et les livres. Prise de conscience nationale ! Mais, le chef, dans un accès d’étourderie bien étrange, omet de nous indiquer ce qu’il convient de lire dans les circonstances si particulières que nous subissons. Je me permets donc, modestement, quelques suggestions : Traité du désespoir, Claustria, Huis-Clos, Peste & Choléra, Connaissance de l’enfer, Cent ans de solitude, La Mort n’oublie personne.

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