dalations

Presque plus, voilà. Regrets de l’imminence du retour rieur.

La réplique, de taille modeste, de la Tour-Eiffel, surgit dans le ciel gris, et confirme que Paris, même de très loin, se rapproche. Autres indices concordants : la gare de Dalat, souligne P., rappelle étrangement une gare française, comme on peut en voir en Normandie. Le gérant de l’hôtel échange avec nous quelques phrases en français.

Le temps court sous les nuages. La nuit irrigue le jour d’une obscurité lancinante, dans laquelle je roule, où mes pensées divaguent, en moto, rafraîchi par la vitesse et l’air de l’altitude.

Il y a à Dalat un café aux délicieuses tables basses vieillottes, entourées de banquettes, de petites chaises, de tabourets. C’est l’heure des cartes postales. Les tableaux ont tous un cadre marron foncé, la même couleur que les banquettes. On y boit du thé à l’artichaut. On y entend des vieilles chansons populaires françaises, des chansons d’amour surtout (pour les cœurs d’artichaut), Barbelivien, Sheila, Vartan, Aznavour, jamais entendues en France, qui semblent venir de je ne sais où, comme si elles n’avaient été composées que pour résonner dans ce petit café. Les cartes postales n’avancent pas vite.

Dans le jardin de la résidence de Bao Dai, trois jeunes vietnamiennes s’amusent à nous observer, à nous suivre, cherchent à entrer en communication. Leur insistance surprend, intrigue. Photographies. T-shirt en col roulé, salopettes ou blouson trop grands. Deux des trois portent un bonnet.

Un dernier tour de moto, une fondue à déguster, dernières gouttes d’essence et de sauce à avaler, un dernier trajet en car, avant de redescendre vers le point de départ, vers le point de retour, à Hô Chi Minh ville. Vers quelques dernières choses simples sur notre route, qu’il faudrait confier, sans les piéger.

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