en train

Temps pour observer les façades ocres, les bidonvilles, les hommes se laver sur les quais, le linge sécher sur de longs fils, les gens assis sur le bord de la route, entre les voies, les publicités, les temples – peu nombreux -, un mirador et des barbelés, les détritus, un filet de volley-ball et le terrain autour, l’inscription I love you écrite en blanc sur un mur gris, les cheminées d’usine.

Dans notre wagon deux hommes jouent aux cartes. Les jambes étendues sur la banquette face à eux, un drap posé par-dessus, ils lancent leurs cartes. Les couleurs sont ternies par l’usure. La discussion interrompt le jeu. Ils vivent à Delhi, ils sont dans le business. Le portable dépasse de leur poche de chemise. Un enfant nous voit manger des chips. L’Indien lui dit sèchement de partir.

Le toit du wagon : une bonne trentaine de ventilateurs sur trois rangées.

Un Indien devant moi baille bruyamment. Un autre mendie. Un autre avance sur le sol à l’aide de ses bras, se traîne sur les fesses, peine à se faire un passage. Au premier arrêt, des Indiens montent pour proposer à manger aux voyageurs, se dépêchent de redescendre avant que le train reparte. Altercation. Une bouteille d’eau vole. La situation redevient calme rapidement.

On roule portes ouvertes.

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