flèche

J’aime me transformer en une flèche, une flèche fine et parfaitement aiguisée. À la recherche de l’impact, de la déflagration intense, bouleversante. D’une redistribution de l’espace. Pour le revaloriser, pulvériser son académisme.

Je vais et je ris des distances. Mais il arrive que je me heurte à des creux. Je ne vibre pas au contact de ma cible. La vigueur de la lueur que je désire voir se propager à l’impact de la flèche que je suis, je ne la ressens pas. Je ne la vois pas. Elle retombe, comme si elle était lestée de lassitude. Une lassitude molle comme un gros nuage gris.

C’est que je ne pourrai pas me transformer en flèche éternellement.

Lorsque je me repose, au bord de la mer turquoise, avant de m’y baigner, je me remémore les quelques fois où j’ai atteint la cible. Ce n’était pas de la magie. Plutôt un point de départ, l’éclosion de brasiers de spontanéité.

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