l. au bord de la rivière betwâ

Orchhâ. Il ne reste presque plus rien du soleil. Il sera très bientôt avalé, avec son reflet, par l’un des chhattrî, cénotaphes au loin, à notre gauche. Tous sont sagement rangés le long de la rivière betwâ. Ce sera bientôt la nuit, et le moment, de marcher jusqu’à la tente. C’est la première fois depuis notre départ que le calme domine. Au bord de la rivière, L., en chemisier blanc, sur le dos duquel la brise légère dessine des vaguelettes de tissu, dirige son regard vers le paysage de rivière, de rochers et de constructions de pierre, de ciel pâle et d’obscurité naissante. Je ne sais pas ce qu’elle savoure de ces quelques minutes, de quoi ses pensées les peuplent. Une voiture blanche, petite de l’autre rive, empêtrée dans un équilibre incertain, le nez penché vers le bord de l’eau, est le seul indice de notre époque. L’humidité apporte un peu de fraîcheur à la nuit. La poussière qui vole de jour à chaque pas se repose un peu. Nous arrivons.

Ce contenu a été publié dans instantanés d'un voyage indien. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *