la fraîcheur *16

La torpeur est une ruine. Elle m’envahit parfois, de son enclume engourdissante. Me voilà bientôt gisant, par inadvertance. J’aimerais que ma peau d’abord, que mon corps tout entier, en soient débarrassés. Si la fraîcheur survient, elle est comme une précipitation bienvenue, hors de la torpeur. Oui, j’aime que la fraîcheur vienne jusqu’à moi, clandestinement, en passant par la fenêtre, ou aller vers elle (éviter de passer par la fenêtre). Une averse inattendue, salvatrice, qui détourne de la paralysie, insuffle de la vivacité, et dont je savoure les fines gouttelettes au goût de futur proche.

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