la fraîcheur *22

Inusable. Comme un rêve inusable qui te cueille dans ton sommeil de corps alourdi. Une pluie fraîche aux gouttes déferlantes sur ta peau ravie. Le ciel est noir, tant pis, mais il y a les éclairs. Avec les orages, ne pas tergiverser. Je sors immédiatement pour qu’elle s’inscrive dans mes veines et mon esprit, comme une drogue sans seringue. J’ouvre le portail, les feuilles de la glycine ont tout de suite versé sur ma tête et mes épaules leurs gouttes vertes. Un galop d’aveugle me porte vers d’autres morsures où je vais confiant. Le gasoil est muet. Les pieds nus dans les flaques, les mains froissant le vent, sans frein, comme une fouille joyeuse des grands espaces libres. Désordre des senteurs qui n’hésitent plus. Parmi elles, je prends mon temps. Il a du goût.

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