le tour de la plus grande étoile

Il faudrait des journées comme des écoulements fluides, tranquilles, où le temps laisse faire, où rien ne menace, ni horaire à respecter, ni tombée de la nuit, ni rendez-vous. Une journée approchant de tout prêt la durée qu’il faudrait à l’homme pour faire le tour de la plus grande étoile. Dix mille ans. Ecoulement libre, sous le soleil qui concentre ses forces au moment où le matin, derrière les vitres, il apparaît. La peau molle sortie de la couette, puis fouettée par les gouttes d’eau fines et invisibles de la douche prise qui claquent dans l’obscurité, puis fouettée par l’air vif accélérant s’imposant au rythme du vélo. Journée distraite, comme un arbre qui oublie de mourir, qui étend ses branches à loisir, qui ressent. Les nuages passent sur le fond bleu vif. Une sève solaire irrigue la belle longue journée solitaire, riche d’élans, peuplée de descentes, peut-être de musique. Début de sourires, délices intrépides.

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