l’homme rivé (1)

la route est stridente
un éclat aveuglant la traverse
traverse mes yeux
je repars encore
avec le peu d’énergie disponible
peu de promenades tranquilles
chemin sec
lentement ou brusquement
boueux lourd

devant les montagnes recroquevillé
au cœur des ruisseaux en retard
toujours
le lent apaisement
tarde

je n’attrape au vol que fragments
éparpillés des femmes et des hommes
leur voix leur visage leur corps
installés dans le décousu
le fil troublé des jours
informe
vapeur pour construire
sans dire les coups qui freinent
la vie

les outils pour creuser
échappent des mains

les fractures additionnées
ouvrent étrangement d’autres horizons
un craquement mais charmant
un vieux matin qui abreuve de vie
apparaissent
silence plus clair
étoffe douce comme jamais

dans le désert une masse de chemins pousse à chaque pas
immenses ouvertures odorantes et silencieuses
inutile de chercher
parcourir
autour que tout se dissipe ensuite on ne reviendra pas

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