l’homme rivé (4)

brutal réveil
qui cingle à mon esprit
maintient ouverts les jours les mois les années

j’ai marché
je l’ai vue, elle est là dans l’ombre, pour une histoire

agitations tristes, vaines
la plupart du temps
incomplets, inentamés,
blessés, las, sans force
attentifs aussi, capables,
rusés

un train sur le quai, neuf
une entrée dans l’espace et le temps déshabillés
enfin dépêtré
déraisonnable
à son approche

l’appétit cyclique
refaire, redire, tentatives
rafraîchissement vieillot
fête ensablée
finira on ne sait comment

une onde gouverne
me porte aux aubaines
une ombre nue danse devant moi
c’est l’aube
la lanterne résiste au vent

combien de jours absents
dans la pénombre
marchant sur un parquet muet
l’harmonie livrée
aux feux
cernée
amputée
crevant

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Une réponse à l’homme rivé (4)

  1. Tat' dit :

    Bien écrit.
    Tourmenté !

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