mélange

Pataugeant dans le dénument, je visite quelquefois une région incertaine.
Nuée de masques où rien ne luit.
C’est une autre façon de respirer : ensemble on y étouffe un peu, on reprend souffle un peu.
Mélange des temps.
Je heurte un mur.
Je traverse un couloir anguleux dont le sol est bombé où je m’enfuis pour quelques nuits.
Je devine à travers sa tenue légère et grise.
C’est une abondance qui s’offre.
Je sens les heures plus noires, j’entends les bruits stridents.
Une étincelle de faste nous surprend.
Les grains de beauté au poivre.
L’obscurité vide la vitalité.
De longs bras fins m’enlacent de clarté.

Je me promène comme dans une légende illisible.

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