partir en hiver

Le plaisir de partir en Inde, en hiver, c’est tout bêtement celui d’être dehors, avec le moins de tissu possible sur la peau, au lieu de s’emmitoufler à Paris avec des manteaux lourds et fermés, une écharpe autour du cou, un bonnet sur la tête, les gants aux mains.

Partir en hiver, c’est le titre de la traduction française de Indien – En Vinterresa, de Göran Tunström. Trois voyages en six ans, le dernier a duré six mois. J’ai beaucoup moins de temps. Son livre, précis, vibrant, est là pour m’aider à compléter mon propre voyage. Il infuse. Il m’accompagne un peu partout, dans les trains, dans les cars, dans les rues, aux terrasses. Je le relis de Delhi à Vârânasî. Il n’y est pas seulement question de l’Inde, mais aussi du Népal, et du Guatemala, de la Grèce, du Pérou. Il réserve encore de la place à des hommes et des femmes qui nourrissent son imaginaire. Tunström parvient avec beaucoup de simplicité à écrire sur eux comme sur des paysages, en restituant les détails qui humanisent leurs paroles, leurs gestes, leurs sentiments, offre au lecteur une belle proximité avec eux. Au rythme qui leur correspond.

Ce qui intéresse Tunström, ce sont aussi les instants qui précèdent la connaissance, parce qu’ils sont « largement ouverts ». Juste après, il déplore que nous nous enfoncions « dans nos je, cette unité idéale économe de pensées. »

Voyage en Inde pour élargir qui je suis. Pour cela, se placer à l’écart de soi.

Parler nature, politique, corruption, castes, misère, éducation.

« Il s’agit de voir… de chercher les changements. D’avoir confiance […].

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