qui entrevoit l’Islande (1)

De l’avion, la partie de la terre que l’on survole est, en approchant de l’Islande, effacée, occultée par les nuages, plongée dans un néant blanc. Les merveilleux nuages, bloc opaque dont les filaments d’eau s’évaporent à leur tour, sans la moindre possibilité de résistance, un peu plus tard, si facilement, au moment de la redescente où apparaît l’île qui s’invite avec, immédiatement, sa singularité rugueuse et tranquille, étrange.

Après le peu de route, où de minuscules gouttelettes de pluie tombent, qui la sépare de l’aéroport, Reykjavik est tout de suite accueillante. On y entre sans s’en apercevoir, on y circule simplement, les rues et le port jouent l’un avec l’autre dans une harmonie hétéroclite et fluide, à taille humaine. On se croirait déjà un habitué, et déjà on sait que l’on va très bientôt la quitter.

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