qui entrevoit l’Islande (15)

Icebergs, blancs, bleus, translucides, aux poussières noires gelées de la suie des volcans, sculptures uniques enfantées, prolongées par le froid.

Icebergs, icebergs, bateaux sans voile en dérive immobile, sur Jökulsárlón au froid hostile, terme du Vatnajökull, laissés à une obscurité qui se cache, combien calmes, exténués.

Icebergs, icebergs, par un bruit de grondement sourd, lourd, sous-marin, craquelant, rappelés au mouvement, lentement se retournant et leur secret livré, brillant de sa teinte turquoise foncé, jetés au vent et à la lumière.

Icebergs, icebergs, capitulant finalement, abandonnant Jökulsárlón, glissant parmi les courants, emportés jusqu’à la mer, où les sternes arctiques noires et blanches vous survolent par vagues, au pied des nuits de sable, comme je vous vois abîmés, libérés.

Ce contenu a été publié dans qui entrevoit l'Islande. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à qui entrevoit l’Islande (15)

  1. Lavergne dit :

    Glaces à la vanille, au caramel-beurre salé, à la menthe chocolatée, sorbets divers ô combien d’été léchés dans la célérité de l’errance vespérale parmi les rues tortueuses et méditerranéennes de la Côte d’Azur.
    Icebergs détachés du cornet aplatis sur le bitume au moindre pas de côté, à moins que fondus sur le poignet ils ne soient survolés – bientôt happés – par les rapaces langues colorées des voisins gourmands assoiffés par tant de sucre.
    Froid cerné et goûté par la chaleur hostile, au pied des nuits de sable de la crique antiboise.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *