rage

rage
de vivre
rage à
si peu
de centimètres

rafraîchissante alliance
source fraîche, inépuisée, raffinée,
plurielle, naturelle,
tes bras, nus, déploient, multiplient
la plénitude que ton sourire offre
jaillit
l’envahisseur !

rage de souffrance : rien ne protège de sa disparition

j’entends tes éclats de rire
fleuve métallique
ta voix
inouïe, rafraîchit, indéfinissable
ensorcelantes intonations

parfois tu t’emportes,
torrent
tortueuse, par le désordre de ton désir de liberté
tu sembles t’éloigner tu me fais craindre

ne disparais pas

je lis la Joie en toi, Rage
elle rayonne
et la tristesse le désarroi et la volonté et l’envie le désir l’énergie
vibrent et
la lame du doute

émotive
tu es venue, finalement, pour une journée

tu m’entoures
curieuse, malicieuse,
et tu voudrais être infaillible
et tu me dis «j’ai froid»,
je ne peux qu’en songe te réchauffer

te quitter
me bouscule

que tu enrages
me ravit, comme lorsqu’un flot de ta douceur,
une vague complice approchent
du rivage où je suis

te voilà, rêveuse,
inconnue, accourant,
près de moi, essoufflée, poétique,
mirage

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