repartir

L’avion, obstiné, accélère et décolle.

Je ramène avec moi, hissé, en même temps affalé, brisé par le rythme brisé du mois au Viêt-Nam qui se termine, vidé par l’incohérence de cette séparation, la perspective que la vie continue.

La perspective du lendemain, dans l’altitude limpide qui me ramène à Paris et m’éloigne de l’invitation que je me suis faite à moi-même de découvrir, par surprise, une salve inédite d’émerveillements.

Une soirée, je revois le voyage qui se prolonge étrangement à Paris, prolongement qui s’invite encore le lendemain, pour une dernière danse vibrante.

C’est là que, le matin, je reçois un coup de téléphone. Il annule, paroles froides, l’à demain de la veille au soir. Terme brutal. Désarroi. Robe manquante.

Mes yeux à l’affût du corps du désir.

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