série

un monde qui vieillit est un monde de séries

nulle série ne vient à bout
nulle série n’engloutit quoi que ce soit
une série esquisse
une série appelle
une série désétrique
extraordinairement offre
pour peu qu’une série naisse, plus rien pour l’arrêter
série imprévisible et belle

série d’échappées

la série fait songer aux clapotis de la vie
aventure quotidienne
vertigineuse, anxieuse, délurée, libérée
la série des sens
la plasticité des séries
à chaque époque une série, en quantité indéfinie
séries sans scénario préétabli

une série de notes que l’on remarque indépendamment des autres notes qui l’entourent
une série de formes qui frappent
une série de voix qui se croisent
une série de fractures, une série de malheurs, une série de blessures, une série de rires jaunes, une série de malheurs
une série de caresses
une série d’absence
une série d’efforts

série de plongeons dans l’art
une série naît au contact de couleurs tremblantes dont on découvre l’existence par hasard, que l’on a le temps d’apercevoir quelques minutes, qui captent le regard non pour elles-mêmes, mais par la vivacité de leur enchaînement

la série élargit
une série de visages radieux
une série de poitrines, nues, vêtues
de jambes aperçues vêtues, nues, dans les rues l’été l’hiver

bifurcations

une nouvelle série approche
voix
odeurs
gares
petites galaxies

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