Vârânasî

La rumeur de la rue succède aux rêves de la nuit (visite d’un prisonnier dans sa cellule ; la neige en sortant nous surprend puis disparaît aussi vite). Petit déjeuner. Les tartines défilent. Dans les rues, la vie et la mort se côtoient ici (Vârânasî) : scènes de mariage, de liesse, des groupes de forment et dansent au son puissant des chansons balancées par de petits murs d’enceintes ambulants, au son des tambours et des trompettes, l’agitation est endiablée, des ampoules allumées forment un cercle, joie, feu d’artifice, le tout dans la circulation habituelle des piétons , vélos, rickshaws, voitures, jeeps, les convois de mariés tirés par des tracteurs, à côté desquels des hommes descendent du toit d’une voiture un cercueil ouvert, ressemblant à un brancard, où se trouve le corps mort.

Présence militaire très visible.

Le règne de la poussière. Partout chez elle, dans les rues, dans les chambres. Le balai intervient souvent et la fait tournoyer dans les airs, avant qu’elle ne se repose où elle veut. Soleil chaud.

Au bord du Gange, j’écris, à l’ombre. Jupe à carreaux, chemisette et pull vert sans manches, couettes et boucles d’oreille, pieds nus, une jeune vendeuse de bougies fleuries regarde attentivement le carnet dans lequel j’écris. Brebis, vaches, singes. Des hommes se lavent dans le Gange, se savonnent, plongent deux fois dans le fleuve, se savonnent encore. Un père lave son fils, le frappe pour je ne sais quelle raison, le fils pleure, le père le sermonne, lui demande peut-être d’arrêter.

Commune remarque de Kafka et Tunström sur le désagrément de comparer, parce que cela efface la spécificité de chaque élément comparé. S’attacher à observer ce qui se déroule.

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