wagon

Pauvre wagon, réduit, seul, à l’immobilité, dépendant de sa locomotive, comme une bouchée de tiramisu de la cuillère, comme un nourrisson d’un sein, comme une tête d’un cou, comme un tonneau de vin, comme un étage d’un escalier, comme une manifestation de pavés, comme un livre de mains, comme un chant d’une bouche, comme une chambre d’amour, comme les étoiles de l’espace (quel wagon choisissez-vous ?). Pourtant, il y a peu, j’ai vu, avec M., des wagons de marchandise avancer seuls sur les rails, à une vitesse honorable, sans la moindre locomotive pour la tracter, ni à l’avant, ni à l’arrière, de manière incompréhensible. Comme quoi.

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